Est-ce grave ?
La plupart des scolioses sont modérées et n'ont pas de retentissement important sur la santé. Leur gravité dépend de leur importance et de leur évolution, surtout pendant la croissance, période où elles peuvent s'aggraver. C'est pourquoi elles sont surveillées attentivement chez l'enfant et l'adolescent.
La bonne nouvelle est qu'une surveillance et une prise en charge adaptées permettent, dans la grande majorité des cas, de contrôler l'évolution et d'éviter une aggravation importante. Repérer une scoliose tôt permet d'agir simplement si nécessaire. Il n'y a donc pas lieu de s'alarmer, mais il est important de faire surveiller une déviation du dos, surtout chez un enfant en pleine croissance.
Certains signes justifient un avis
Consultez, notamment, en présence de :
- une déformation du dos : épaules ou hanches asymétriques, une bosse quand l'enfant se penche en avant ;
- une déviation qui s'aggrave rapidement pendant la croissance ;
- des douleurs importantes du dos, surtout chez l'enfant ;
- un essoufflement ou une gêne respiratoire associés (scolioses importantes).
Qu'est-ce que la scoliose ?
La colonne vertébrale est normalement bien alignée quand on regarde une personne de dos. La scoliose est une déviation dans laquelle la colonne se tord sur le côté et pivote légèrement, ce qui peut donner un dos asymétrique. Il ne faut pas la confondre avec une simple mauvaise posture, qui, elle, se corrige quand on se redresse.
La scoliose apparaît le plus souvent pendant la croissance, à l'adolescence, et concerne un peu plus souvent les filles. Dans la majorité des cas, on ne retrouve pas de cause précise. Elle est généralement indolore au début, ce qui explique qu'elle soit souvent repérée par l'entourage ou lors d'un examen, plutôt que par une gêne ressentie.
Quels signes surveiller ?
Les signes sont surtout visibles : une épaule ou une hanche plus haute que l'autre, une taille asymétrique, une omoplate plus saillante, ou une « bosse » d'un côté du dos quand l'enfant se penche en avant. Ces éléments doivent conduire à un avis.
La scoliose est le plus souvent indolore, surtout au début, ce qui rend le repérage visuel important. Des douleurs marquées du dos chez un enfant, une déviation qui s'aggrave vite, ou une gêne respiratoire dans les formes importantes, sont des signes qui justifient une évaluation plus attentive.
Causes et facteurs de risque
Dans la majorité des cas, la scoliose de l'adolescent n'a pas de cause identifiée : on parle de scoliose idiopathique. Une part héréditaire existe, la scoliose étant plus fréquente en cas d'antécédents familiaux. La période de croissance rapide est le moment où elle peut le plus évoluer.
Plus rarement, une scoliose peut être liée à une autre cause (malformation, maladie neurologique ou musculaire), ce que le bilan permet de préciser. Il est important de savoir que la scoliose idiopathique n'est pas due au port du cartable, à une mauvaise posture ou à un manque de sport. La surveillance pendant la croissance reste essentielle.
Comment se fait le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur l'examen du dos, notamment en demandant à la personne de se pencher en avant, ce qui rend la déviation et la « bosse » plus visibles. Le médecin apprécie l'asymétrie et recherche des signes associés.
Une radiographie de la colonne confirme la scoliose, en mesure l'importance et permet de suivre son évolution dans le temps. Ces mesures guident la prise en charge et la surveillance. Chez l'enfant et l'adolescent, ce suivi est répété pendant la croissance, période où la scoliose peut évoluer.
Quels traitements sont possibles ?
La prise en charge dépend de l'importance de la scoliose, de l'âge et de la croissance restante :
- Surveillance : pour les scolioses modérées, un suivi régulier par examen et radiographies pendant la croissance.
- Rééducation : kinésithérapie pour entretenir la souplesse, la musculature et une bonne posture.
- Corset : pour certaines scolioses évolutives pendant la croissance, afin de limiter l'aggravation.
- Chirurgie : réservée aux scolioses importantes, dans certains cas, pour corriger et stabiliser la colonne.
La grande majorité des scolioses relèvent d'une surveillance et/ou d'une rééducation. L'orthopédiste adapte la prise en charge à chaque situation.
Comment cela évolue-t-il ? Suivi
L'évolution dépend surtout de l'importance de la scoliose et de la croissance restante : c'est pendant la croissance qu'une scoliose peut s'aggraver, d'où une surveillance rapprochée à cette période. Après la fin de la croissance, les scolioses modérées évoluent généralement peu.
Un suivi régulier avec l'orthopédiste et le kinésithérapeute permet de surveiller l'évolution et d'adapter la prise en charge (rééducation, corset si besoin). La rééducation et une activité physique adaptée aident à entretenir le dos. La régularité du suivi pendant la croissance est essentielle pour de bons résultats.
Quel spécialiste consulter ?
- Médecin généraliste : il peut repérer une scoliose lors du suivi de l'enfant et orienter vers le spécialiste.
- Kinésithérapeute (Physiothérapeute) : il assure la rééducation, entretient la souplesse et la musculature et accompagne le port du corset.
- Orthopédiste Traumatologue : spécialiste de la colonne, il évalue la scoliose, décide de la prise en charge (corset, chirurgie si besoin) et assure le suivi.
Comment préparer sa consultation ?
Signalez depuis quand la déviation a été remarquée, par qui, et si elle semble évoluer. Indiquez d'éventuels antécédents familiaux de scoliose et d'éventuelles douleurs. Apportez les radiographies déjà réalisées, utiles pour suivre l'évolution.
Pour un enfant, notez l'étape de croissance (poussée, puberté). Ces informations aident le spécialiste à évaluer le risque d'évolution et à adapter la surveillance et la prise en charge. N'hésitez pas à consulter dès qu'une déformation du dos est remarquée.
Questions fréquentes
La scoliose est-elle due à une mauvaise posture ou au cartable ?
Non. La scoliose idiopathique de l'adolescent n'est pas causée par une mauvaise posture, le port du cartable ou un manque de sport, contrairement à une idée répandue. C'est une déviation réelle de la colonne, différente d'un simple avachissement qui se corrige en se redressant. La cause précise n'est le plus souvent pas retrouvée.
La scoliose fait-elle mal ?
Le plus souvent, non, surtout au début et chez l'adolescent : la scoliose est généralement indolore, ce qui explique qu'elle soit souvent repérée visuellement. Des douleurs marquées du dos chez un enfant méritent toutefois une évaluation. Chez l'adulte, une scoliose ancienne peut parfois être source de douleurs, à prendre en charge.
Faut-il porter un corset ?
Pas toujours. Le corset est proposé pour certaines scolioses évolutives pendant la croissance, afin de limiter l'aggravation, pas pour toutes les scolioses. Beaucoup relèvent d'une simple surveillance et d'une rééducation. L'orthopédiste décide de son intérêt selon l'importance de la scoliose et la croissance restante, et le kinésithérapeute accompagne son port.
Mon enfant peut-il faire du sport ?
Oui. L'activité physique est bénéfique et n'est pas contre-indiquée par une scoliose ; elle aide à entretenir le dos. Il n'y a en général pas de raison d'interdire le sport, sauf indication particulière du spécialiste, notamment dans certaines formes ou en cas de corset. Le médecin vous précise les éventuelles adaptations selon la situation.
La scoliose va-t-elle s'aggraver ?
C'est surtout pendant la croissance qu'une scoliose peut s'aggraver, d'où l'importance de la surveillance à cette période. Après la fin de la croissance, les scolioses modérées évoluent généralement peu. Le suivi régulier, avec des radiographies, permet justement de surveiller l'évolution et d'agir à temps si nécessaire.
La rééducation suffit-elle ?
Pour de nombreuses scolioses modérées, la rééducation, associée à la surveillance, joue un rôle important pour entretenir la souplesse, la musculature et la posture. Elle ne « redresse » pas à elle seule une scoliose importante, mais fait partie de la prise en charge globale. L'orthopédiste et le kinésithérapeute adaptent le programme à chaque situation.
Besoin d'un avis médical ?
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